Danger-Surpopulation

Depuis le début de l’année, le nombre de chats « trouvés », abandonnés, ou apportés par le service d’hygiène communal, n’a cessé d’augmenter, parce qu’ils sont de plus en plus nombreux dans les espaces publics ou semi-publics, et  que cette surpopulation entraîne des nuisances  évidentes qui déclenchent le mécontentement des habitants de certains quartiers. 

Pour des raisons de santé publique  incontournables les services municipaux se trouvent dans l’obligation d’agir et d’organiser des ramassages désagréables pour tous ceux qui aiment les animaux.  

On n’arriverait pas à cette situation désastreuse si quelques principes de bon sens étaient appliqués par tous.

 
 

Tous les propriétaires de chats savent  que cet animal indépendant, amateur de promenades nocturnes et de siestes au soleil  dans les jardins, si apprivoisé qu’il soit, reste cependant toujours difficile à contrôler complètement.

C’est d’ailleurs un des éléments qui font partie de son  charme.

Pour les riverains qui logent à proximité  immédiate des zones d’exploration des chats, le charme est vite contrarié par les clameurs nocturnes en période de chaleurs et par la prolifération des déjections On peut aussi comprendre leur exaspération, qui peut malheureusement se traduire par l’exercice de grandes violences envers ces animaux, ce qui reste inacceptable, et tombe du reste sous le coup des lois protectrices des animaux.

Le remède à cette situation ?

Limiter autant que faire se peut la reproduction anarchique et pléthorique de ces petits félins, qui eux aussi, comme le chien, font partie de la vie des hommes depuis des siècles, et qu’il ne s’agit en aucun cas de faire disparaître, car ils ont une utilité incontestable.

Le moyen le plus efficace de limiter la prolifération de chatons que personne ne voudra adopter reste la stérilisation des femelles et la castration des mâles, interventions qui se font chez le vétérinaire dans des conditions d’hygiène et de soin sans danger pour les animaux, qui au bout de quelques jours de surveillance retrouvent leur cadre de vie habituel.

Ces mesures sont indispensables, pour la tranquillité des gens, d’une part, mais également pour la protection des chats.

En effet leur prolifération dans certains secteurs entraîne des reproductions entre animaux trop jeunes ou en mauvaise santé, ou en trop grande consanguinité, d’où découlent tares et malformations congénitales.

Par ailleurs la trop forte concentration de chats favorise la propagation de maladies spécifiques, souvent mortelles, qui peuvent se communiquer aux animaux domestiques.

Un chat stérilisé, mâle ou femelle, fugue moins, se bat moins, reste plus généralement en meilleure santé que ses congénères, il a ainsi une plus grande espérance de vie auprès de ses maîtres,  ce n’est pas à négliger.

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